1 Mar. Clonalkilty lads
C’est les copains du coin
Ils font la même chose que moi ici
D'abord il y a Iver. Jean Claude le connait pas mal. Venant d’une région pommé de Norvège, il a
compris qu’après 6 mois de travail, 120 euros par semaine pour 60 heures de
travail, c’était pas beaucoup, surtout quand dans son pays, le SMIC est Ã
pratiquement 12€ de l’heure.
Iver :
Eh! on a du pétrole nous.
Moi : On a le
Rafale nous !
Iver : C’est quoi ça ?
Ce beau petit blond se distingue dans le groupe. Il boit toujours son Irish Stout pendant que nous, on boit notre gentil whisky-cranberry. Sa pratique de l'anglais nous laisse rêveur.
Coiffeur à ses heures, il sait que grâce à ça, il ne finira pas chômeur, si un jour le chômage existe en Scandinavie.
Ensuite, il y a Vincent, ce chouette belge. Il a une
fâcheuse tendance à avoir moins de chance que les autres. Taxi plus cher,
filles qui le laissent choir, sacrés horaires, trou au bar, trous de mémoires.
Mais il garde le sourire et nous fait la bise à chaque fois que l’on se croise.
Il fume des Golden Virginia, roulées, sans filtres. Il est plein d’espoir et encore plein de
projets de voyage, c’est un type qui va à l’essentiel.
La preuve : Il a perdu 20 kilos à travailler dur dans une ferme qui
ressemble à une décharge municipale. Il est tout de même un peu déçu d'avoir perdu sa place de pilier dans la mêlée dans son équipe de rugby locale, au pays de la frite.
Et enfin le dernier arrivé. Jean Claude va pouvoir deviner
son prénom.
Il travaille avec moi. C’est mon poulain. Il est
fils de céréalier marnais.
Je t'en prie Jean-Claude, tu peux le dire.
Jean-Claude : "Ouh, mais que le monde est petit"
On remercie Jean-Claude
Romain est marrant, dès qu’il voit un truc de lourd, il me
demande si je suis capable de le porter. Et il m’a aussi affirmé que j’avais dû manger beaucoup de
poulets à Brest. Bah si, c’est connu le poulet de Brest !
Du coup il est reparti.